SCPI : l’immobilier d’entreprise remporte tous les suffrages !

Immobilier professionnel SCPI

Le bilan des investissements réalisés par les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) françaises souligne l’attractivité de l’immobilier d’entreprise, mais aussi des acquisitions européennes. Retour sur deux tendances majeures du marché des SCPI en France.

Immobilier d’entreprise : la valeur sûre des SCPI ?

L’Institut de l’Épargne Immobilière et Foncière (IEIF), organisme d’étude indépendant, souligne l’attrait de l’immobilier d’entreprise dans un rapport consacré aux SCPI. Celles-ci auraient investi 6,5Md€ dans l’immobilier tertiaire en 2016, contre 3,8Md€ en 2015 —soit une progression de 70%.

Et cette évolution spectaculaire des investissements dans l’immobilier d’entreprise ne peut pas se résumer à une tendance passagère. Le rapport de l’IEIF met une tendance forte en évidence : les volumes d’investissement dans le secteur tertiaire progressent chaque année, et ce depuis les années 2000. Ce volume s’élevait ainsi à 700M€ de 2000 à 2010, pour passer à 3,3Md€ de 2010 à 2016 : il aurait donc quintuplé en l’espace de 6 ans.

Le succès des SCPI auprès des investisseurs n’est pas étranger au dynamisme du secteur de l’immobilier d’entreprise. La progression du montant des investissements réalisés par les SCPI contribue à la création d’une véritable boucle vertueuse, qui continue d’asseoir la pérennité et la rentabilité de leurs parts.

Les actifs européens à l’honneur

Au sein-même du secteur de l’immobilier tertiaire, de grandes tendances semblent aussi se dessiner.

Si les SCPI continuent de privilégier les bureaux (67% des investissements réalisés en 2016) et les locaux commerciaux (17,1%), leurs parts respectives sont en nette diminution puisqu’elles s’élevaient à 71% et 21,6% en 2015.

En revanche, la pérennité de secteurs comme celui de la santé (+2% des investissements en 2016) séduit de plus en plus les SCPI, qui recherchent principalement « des actifs de diversification avec un taux d’occupation élevé, des baux longs et une performance décorrelée des cycles économiques », selon l’IEIF. En clair, les SCPI investissent principalement dans des secteurs qui subissent peu, ou pas du tout, l’impact des principales fluctuations économiques et financières, s’assurant ainsi une stabilité appréciée des investisseurs.

Par ailleurs, les SCPI n’hésitent plus à réaliser leurs acquisitions chez nos voisins européens, dont les marchés immobiliers sont souvent plus cléments qu’en France. Ces investissements en zone euro représentaient ainsi 20,1% des acquisitions réalisées par les SCPI en 2016 contre 19,6% en 2015, et se concentraient principalement sur des actifs allemands ou néerlandais.