Impôts : quelle fiscalité pour vos placements en 2018 ?

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Cela ne vous aura certainement pas échappé, les premières réformes du gouvernement Macron-Philippe seront de nature fiscale. L’imposition de vos intérêts bancaires, plus-values boursières et autres dividendes devrait progressivement prendre la voie d’un prélèvement forfaitaire unique à hauteur de 30%.

Découvrez les spécificités de cette réforme fiscale pour les contrats d’assurance-vie, les comptes-titres et les livrets bancaires, les plans d’épargne en actions (PEA) et les plans épargne logement (PEL).

Fiscalité des assurances-vie : qu’est-ce qui change ?

Largement plébiscité par les contribuables français, le contrat d’assurance-vie se révèle particulièrement avantageux pour transmettre des capitaux sur le plan fiscal. Et de ce côté-là, rien ne change, puisque la fiscalité qui s’applique actuellement à ce type d’opération n’est a priori pas concernée par la réforme à venir.

En effet, la réforme fiscale prévue pour 2018 ne concerne que l’imposition des gains réalisés sur les contrats. Il est par ailleurs utile de rappeler que les gains réalisés sur un contrat d’assurance-vie ne sont pas soumis à l’imposition tant qu’ils ne font pas l’objet d’un retrait d’argent. À partir de la mise en place de la réforme fiscale en cours, seuls les contrats d’assurance-vie dont les montants excèdent 150 000€ (pour les contribuables seuls) ou 300 000€ (pour les couples) devraient faire l’objet d’un prélèvement forfaitaire unique à 30% prélèvements sociaux compris.

En revanche, l’ensemble des montants placés sur les fonds en euros devraient rester soumis aux prélèvements sociaux —à hauteur de 15,5% jusqu’en 2018. Enfin, l’abattement forfaitaire de 4 600€ (pour les contribuables seuls) ou de 9 200€ (pour les couples), qui s’applique aux retraits effectués après 8 ans de détention du contrat, devrait être maintenu.

Imposition des comptes-titres : vers la suppression des abattements fiscaux

À partir de la mise en oeuvre de la réforme fiscale, les revenus obligataires comme les dividendes devraient faire l’objet d’un prélèvement forfaitaire unique de 30% (dont 17,2% de prélèvements sociaux).
En ce qui concerne les plus-values boursières, le même prélèvement forfaitaire à hauteur de 30% devrait s’appliquer, remplaçant ainsi le traditionnel barème progressif.

Enfin, l’abattement de 40% qui s’applique aux dividendes et l’abattement pour durée de détention des actions pourraient bien être supprimés à partir de janvier 2018.

Livrets bancaires : un statut quo sur ce type de placements

Contrairement aux placements boursiers et aux contrats d’assurance-vie, les livrets bancaires font partie des supports les moins impactés par la réforme fiscale à venir.
Les livrets bancaires réglementés, parmi lesquels livret A (plafonné à 22 950€), livret de développement durable (plafonné à 12 000€) ou encore livret d’épargne populaire (plafonné à 7 700€), continueront de bénéficier d’une exonération totale d’impôts et de prélèvements sociaux.

Les livrets non-réglementés verront quant à eux leurs intérêts soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30%.

Plans d’épargne en actions (PEA) : un régime fiscal spécifique

Les plus-values et dividendes réalisés sur un plan d’épargne en actions, qui ne sont pas imposés dès l’année de réalisation, ne seront pas soumis au fameux prélèvement unique à 30%. Les gains réalisés sur ce type de placement devraient en effet rester exonérés après une durée de détention fixée à 5 ans, mais resteraient soumis aux prélèvements sociaux à hauteur de 17,2%.
Ces gains devraient ensuite être imposés au taux de 22,5% dans le cas d’une clôture avant 2 ans, ou au taux de 19% pour une durée de détention comprise entre 2 et 5 ans.

Plans épargne logement (PEL) : quelle imposition sur les intérêts ?

La fiscalité des plans épargne logement devrait largement dépendre de la date d’ouverture du compte. En effet, les intérêts produits par des plans souscrits avant le 1er janvier 2018 devraient rester exonérés d’impôts jusqu’à la 12ème année de détention. En revanche, les intérêts produits après ce délai de 12 ans devraient faire l’objet du prélèvement unique à 30%, tout comme les plans épargne logement souscrits après le 1er janvier 2018.

Dans le cadre des PEL, les contribuables pourront toutefois opter librement pour l’imposition sur le revenu classique. Dans ce cas, ils pourront alors bénéficier de la déductibilité de la CSG, qui ne s’applique pas aux revenus qui font l’objet d’un taux forfaitaire.